Alain Glon, l'entrepreneur breton et président de l’Institut de Locarn, était l'invité de Contribuables Associés et de la Bastiat Society, association qui défend auprès des chefs d'entreprise et du grand public les idées de l'économiste français Frédéric Bastiat, le 13 avril 2017.

L’Institut de Locarn est un think tank breton qui fait le lien entre les Bretons dans le monde, et qui exerce une activité de lobbying ; par exemple, il est pour l’aéroport de Notre-Dame des Landes (à la construction duquel Contribuables Associés s’est toujours opposé), il revendique sa proximité avec les Bonnets rouges, et demande une réelle autonomie bretonne.

Cette autonomie passe par une libération des entreprises : les 500 plus grosses entreprises françaises captent 35% du revenu du Français moyen. En Bretagne, les entreprises doivent donc œuvrer à une réappropriation des besoins locaux : « Changer le vote de 100 000 électeurs ne changera rien. Changer les choix de 100 000 consommateurs peut tout changer. »

En France, l’État s’alimente de taxes, alors qu’en Allemagne il s’alimente d’impôts : 279 taxes en France contre 3 en Allemagne… Si bien que lorsqu’il y a une activité, il devient préférable de la développer en Allemagne plutôt que dans notre pays, car « en France, vous continuez de payer, même si vous perdez de l’argent ».

L’ambition de l’Institut de Locarn est donc d’attirer des entrepreneurs et de les inciter à rester en Bretagne. Il entend expliquer comment fonctionne le monde à ces « jeunes loups » en faisant intervenir beaucoup d’éléments étrangers, sans passer par le système pyramidal français.

L’Institut ne mâche pas ses mots pour analyser les enjeux internationaux : le bénéfice attendu du TAFTA ne vaut pas le risque pris, et l’embargo en Russie est en fait un embargo contre les gens qui exportent en Russie.

Même ton pour le national. L’économie ne redémarrera pas tant qu’on n’aura pas repris confiance en l’État.

De plus en plus, Alain Glon entend dire dans le monde agricole  :  » Puisque l’État se fiche de sa dette et prétend nous faire payer les nôtres, on ne peut que mourir. Et probablement, faudrait-il maintenant que nous nous fichions de la dette. »

La solution passe donc par un retour à l’économie du Bien commun. Il faut que tout ce qui est indispensable à la vie devienne propriété du territoire. Il faut se réapproprier le Bien commun, et ce plus dépendre d’un État centralisateur et ses taxes iniques, comme la taxe de la capacité : elle touche ceux qui développent une énergie alternative, et va directement dans la poche d’EDF, qui se justifie en avançant qu’il est là en plan B avec son nucléaire lorsqu’on aura plus de soleil ou de vent.

Ceux qui vivent des problèmes ne vont pas empêcher qu’ils surviennent.Le futur sera peut-être la fin du monopole des banques (système étatiste), pour passer à un élargissement du rôle des notaires (système du bon père de famille).

Aliénor Barrière

Le site de l’Institut de Locarn

Publié dans Les impôts et taxes