Emmanuel Macron a ignoré nos excès de dépenses publiques et a même promis d’en rajouter. Il a minimisé notre trop grand nombre de fonctionnaires, promettant de le réduire de 120 000 en cinq ans, sans plus de détail. Sa magie, c’est le déni de réalité.

Inconnu il y a trois ans, conseiller puis ministre d’un Président très impopulaire, Emmanuel Macron a cependant été élu président de la République, sans le soutien d’un seul parti politique traditionnel.

Il n’a pas seulement bénéficié des circonstances qui ont écarté ses principaux rivaux. Sa jeunesse et son sourire charmeur ont séduit les Français. Une véritable magie l’a fait élire.

Les Français ont cru qu’il s’opposait à François Hollande, sans qu’il dise un seul mot de critique sur l’homme et sa politique. Il leur a parlé de la « gravité de la situation actuelle » de la France sans en décrire les causes.

Ils ont cru à ses 60 milliards d’économies de dépenses publiques « en responsabilisant les ministres », sans qu’il ait précisé une seule de ces économies.

Il leur a promis un renouvellement du personnel politique, sans renoncer au soutien de François Bayrou, Gérard Collomb, Jean-Yves le Drian. Il a fait croire que former des chômeurs non qualifiés leur donnerait une qualification et créerait des emplois.

Il a ignoré nos excès de dépenses publiques et a même promis d’en rajouter. Il a minimisé notre trop grand nombre de fonctionnaires, promettant de le réduire de 120 000 en cinq ans (50 000 pour l’Etat et 70 000 pour les collectivités locales), sans plus de détail.

Il ne réforme pas les 35 heures ni l’âge de départ à la retraite. Il assure qu’il simplifiera nos lois, sans dire lesquelles.

Il diminuera de 10 milliards les dépenses d’assurance-chômage tout en l’étendant à tous, y compris les démissionnaires.

Il réformera les retraites sans toucher aux pensions ni à l’âge de départ. Il radiera les chômeurs refusant deux offres raisonnables d’emploi, ce qui est déjà inscrit à l’article L5412-1 du Code du travail. Il donnera force de loi aux accords d’entreprise, ce qui est déjà dans la loi El Khomri.

Il assure que « toute peine prononcée sera exécutée ». Il promet même de diviser par deux le nombre de jours de pollution.

Bref il a fait rêver les Français. Sa magie, c’est le déni de réalité.

Quand la réalité devra être affrontée, la magie s’évanouira. Le rêve sera fini.

Construction Associés est force de proposition et de construction. La situation des contribuables est dramatique, et exige une défense de chaque instant.

Contribuables Associés est là pour vous défendre. Soutenez notre action en cliquant ici.

Alain Mathieu, président d’honneur de Contribuables Associés

 

mercredi, 18 juillet 2018 10:44

Les taxes à venir du quinquennat Macron

Au gré des congrès versaillais, discours de politique générale et autre plan climat, nous commençons à en savoir un peu plus sur ce qui nous attend en matière d’impôts.

Pour commencer, l’augmentation de CSG de 1,7 % se confirme. Sachant que cet impôt se caractérise par son universalité, cela se signifie que tous les contribuables, à l’exception des retraités dont la pension n’est pas soumise à la CSG ou soumise à un taux réduit, commenceront par voir leur imposition globale augmenter de 1,7 points. Celui qui gagne 30 000 euros par an paiera donc 500 euros d’impôt en plus.

Ensuite, nous apprenons que l’exonération de 80 % des foyers de taxe d’habitation entrera en vigueur dès 2018, via Franceinfo. Le gouvernement ayant promis que l’État compenserait la perte de recettes pour les collectivités locales (10 milliards d’euros au total), tout laisse à penser qu’un impôt national financera sans doute la baisse de cet impôt local.

En matière immobilière, il se confirme que l’ISF deviendra une super taxe foncière (ou la taxe foncière, un mini-ISF). Quelle que soit la manière dont on présente les choses, il s’avère donc que l’aversion du Président pour la chose immobilière se traduira prochainement par une aggravation des taxes grevant la propriété immobilière.

Publié dans Les impôts et taxes

Dans un article publié le 29 avril dans Le Parisien, la présidence de la République annonce que le chef de l’État et son épouse s'acquittent de la taxe d'habitation pour leur logement à l'Élysée. Sauf que c'est faux !

Le couple présidentiel a emménagé à l’Élysée en mai 2017, il ne recevra donc son avis de taxe d’habitation qu’à la fin de l’année 2018 ! Comme le souligne Christian Eckert, ancien secrétaire d’Etat chargé du Budget, le couple Macron n’a donc pas pu s’acquitter d’une taxe, qui ne lui a été ni notifiée, ni réclamée.

La taxe d’habitation doit être payée par le locataire présent dans le logement au premier janvier de l’année en cours. Notifiée au début de l’automne, celle-ci doit être réglée avant la fin de l’année.

Que le couple présidentiel paie la quasi-totalité de ses dépenses personnelles est une bonne chose. Cela devrait aller de soi, direz-vous, pourtant, jusque lors, ce n’était guère la pratique des Présidents sous la Ve République, le général De Gaulle excepté. Celui-ci payait notamment ses factures de gaz et d’électricité à l’Élysée.

Ceci n’excusant pas cela, rappelons que le train de vie de la « première dame » coûte très cher aux contribuables.

***

Contribuables Associés se mobilise pour que la suppression de la taxe d’habitation ne soit pas compensée par l’augmentation d’autres impôts locaux.

Pour Contribuables Associés, il faut réduire drastiquement les dépenses publiques, pas augmenter les impôts !

Publié dans Les impôts et taxes

Le candidat Macron s’était engagé à réduire les impôts. Le Président élu, plutôt que de tailler dans les dépenses publiques, a choisi de taxer les Français.

En 2018, c’est taxes pour tous ! Il faut dire que le mandat d’Emmanuel Macron n’a pas débuté sous les meilleurs auspices.

Macron 2017 : un impôt par mois

En huit mois, de mai à décembre 2017, les troupes du Président ont mis en place huit nouveaux impôts et taxes dans la loi de finances 2018 et les lois rectificatives de 2017 :

  • L’impôt sur la fortune immobilière (IFI).
  • Deux contributions exceptionnelles sur l’impôt sur les sociétés.
  • Deux taxes sur l’exploration d’hydrocarbures et de gîtes géothermiques à haute température.
  • Une taxe sur les plus-values de ventes de logements par les offices HLM.
  • Une taxe sur le développement des industries de fabrication de papier.
  • Et un nouvelle taxe sur les boissons sucrées.

L’ISF a disparu, sauf pour les propriétaires immobiliers avec l’IFI. La fortune ne devient donc taxée que parce qu’elle est immobilière. Comme si cela était répréhensible. La situation est d’autant plus inconvenante que l’immobilier génère sans doute les revenus les plus faibles, voire inexistants.

En 2018, la détention d’un bien immobilier s’accompagne d’une litanie de taxes ponctuelles ou récurrentes : 50 impôts et taxes au total. Du délire !

Les mêmes ont voté l’augmentation de la CSG de 1,7 point (ce qui équivaut à une hausse de 25%), effective depuis le 1er janvier.

Cette enflure fiscale tourne au jeu de massacre pour de nombreux retraités lesquels, à la différence des salariés, n’ont pas vu leur hausse de CSG être compensée par une diminution des cotisations sociales. Elle n’est pas compensée non plus pour les travailleurs indépendants, les artisans et libéraux.

C’est une perte d’autant de pouvoir d’achat pour eux.

Macron 2018 : tous spoliés !

Le gouvernement a vanté sa baisse d’impôt et de charges pour 2018, dont chaque salarié est censé avoir ressenti les bienfaits à la lecture de son bulletin de paie de janvier…

Une analyse plus concrète a de quoi rendre plus circonspect. En effet, les deux mesures emblématiques mises en avant pour donner aux Français une douce impression de soulagement reposent sur un allègement de cotisations salariales et une suppression progressive de la taxe d’habitation.

Or, d’une part, ces mesures n’entrent en vigueur que progressivement et, d’autre part, elles sont d’ores et déjà compensées par d’autres charges.

Pour ce qui en est des cotisations salariales, leur baisse n’est que progressive. 2,20 points en janvier et 0,95 point en fin d’année, alors que l’augmentation de 1,7 point de la CSG est immédiate. Soit un mini-gain de 0,5 point qui ne profite pas aux retraités et épargnants soumis à la CSG en plus, sans aucune contrepartie, on l’a dit.

En ce qui concerne la taxe d’habitation, la suppression complète de celle-ci interviendrait « au plus tard d’ici à 2021 », selon les dires du gouvernement, qui peine à se faire une doctrine sur le sujet. Le calendrier exact de la réforme reste flou. Matignon promet que cette réforme sera « largement financée par des économies budgétaires ».

Difficile à croire, tant les dépenses publiques n’ont de cesse d’augmenter aux niveaux national et local. D’autant plus que la facture sera très lourde : on estime la perte des recettes entre 18 à 25 milliards d’euros en 2020.

Macron et compagnie, ces fortiches de la com’, veulent nous faire croire que cette mesure n’aura aucun impact pour le contribuable. Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, fait savoir à qui veut l’entendre qu’il est « exclu d’augmenter les impôts ou de créer un nouvel impôt local ». Mais cette règle ne s’applique pas à la surtaxe sur les résidences secondaires, qui est considérée comme un simple transfert de fiscalité…

Les maires l’ont d’ailleurs bien compris et anticipent d’ores et déjà la suppression annoncée de la taxe d’habitation.

À Nice, Christian Estrosi, a fait voter le triplement de la majoration sur les résidences secondaires qui passe à 60%. Idem pour Anne Hidalgo à Paris, ou Alain Juppé, à Bordeaux, qui a monté le taux à 50 %.

Dans le même ordre d’idée, pensez à regarder de très près votre prochaine facture d’ordures ménagères…

Et la future exonération de taxe d’habitation ne peut servir à cacher une taxe foncière de plus en plus oppressante pour tous les propriétaires. Un investisseur peut en définitive payer jusqu’à 65 % d’impôt sur ses revenus fonciers (impôt sur le revenu, prélèvements sociaux, contribution sur les hauts revenus…).

Taxe sur le gaz naturel : + 1200%

Autre subtilité langagière, quand le gouvernement promet de ne pas augmenter les impôts, cela ne veut en rien dire qu’il n’augmente pas les taxes.

Ses derniers agissements le prouvent : les taxes sur la consommation ont largement augmenté le 1er janvier dernier. Le tabac en hausse de 10 %, le gazole à la pompe de 7,6 centimes par litre et l’essence de 3,84 centimes ; le timbre flambe de 10 centimes.

Signez la pétition STOP AUX TAXES MACRON

<img class="alignnone wp-image-10274 size-medium" src="http://www.contribuables.org/wp-content/uploads/2013/10/je-signe-la-pétition-300x107.png" alt="signez la pétition de Contribuables Associés" width="300" height="107" />

Quant au gaz naturel, il est prévu une augmentation de la taxe intérieure (TICGN) de 43,7 % dès cette année pour arriver à presque un triplement de la taxe en 2022. Depuis la fin de son exonération pour les particuliers en 2014, cette taxe aura alors grimpé de près de 1 200 %, si elle continue sur sa lancée jusqu’en 2022…

Au final, quand le salarié profite d’une petite baisse de ses cotisations, le consommateur subit une grosse augmentation de ses taxes et le contribuable est perdant.

En un mot comme en cent, les baisses d’impôts et de dépenses promises n’ont pas eu lieu…

Emmanuel Macron aurait dépensé plus de 26 000 euros de maquillage en seulement trois mois à l'Elysée.

Selon l’hebdomadaire Le Point, la maquilleuse Natacha M. s’était occupée du Président lors de la campagne présidentielle, et continue désormais son travail à l’Élysée…

En l’espace de trois mois, elle a fait parvenir deux factures : une de 10 000 euros et l’autre de 16 000 euros.

Emmanuel Macron a décidé d’externaliser cette mission, tandis que précédemment François Hollande aurait salarié près de 6 000 euros net par mois sa maquilleuse (soit près de 7 700 euros brut).

On ne connaît pas encore la rémunération du coiffeur du nouveau Président, mais entre 2012 et 2016, le coiffeur de François Hollande était rémunéré près de 10 000 euros par mois !

Avec un tel coût de maquillage, les contribuables peuvent s’attendre à ce que les réformes promises ne soient que de la poudre aux yeux !

Dites STOP aux gaspillages d'argent public! Mobilisez-vous !

Publié dans Gaspillages publics
vendredi, 05 janvier 2018 17:58

M. Macron renouvelle la social-technocratie

"Le président de la République a annoncé de grandes réformes allant soi-disant dans le sens de la simplification. Mais, à chaque fois, ça commence par être plus compliqué !" Tribune d'Alain Dumait, co-fondateur de Contribuables Associés, parue initialement dans les 4 Vérités Hebdo du 22 décembre 2017.

Depuis que le beau terme de « libéral », ou de « libéralisme », est devenu une insulte, dans la bouche de ses adversaires – ceux de la gauche toujours marxiste ou de la droite populiste anticapitaliste –, il sert couramment à injurier tout adversaire politique.

Même Emmanuel Macron est sommé de s’expliquer sur son « libéralisme ».

Il sera temps, en 2022, de porter un jugement serein sur l’action de ce président et de son gouvernement. Pour l’instant, il est encore difficile de trancher. Mais quand même ! Chaque jour amène une nouvelle contrainte administrative ou le renforcement d’un dispositif existant. Le Premier ministre veut réduire de 90 à 80 km/h la vitesse des voitures sur les routes à deux voies.

La ministre de la Santé veut rendre obligatoires les médicaments génériques, et celui du Logement veut étendre l’encadrement des loyers…

Le président de la République a annoncé de grandes réformes allant soi-disant dans le sens de la simplification. Mais, à chaque fois, ça commence par être plus compliqué !