vendredi, 27 mars 2020 15:13

Aides sociales de la Direction générale de l’aviation civile : ça plane pour eux !

dgac-direction-generale-aviation-civile-argent-public dgac-direction-generale-aviation-civile-argent-public © Miège - Contribuables Associés

La Cour des comptes a dénoncé le coût élevé de l’action sociale au sein de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC).

 

La DGAC regroupe l’ensemble des services de l’État chargés de réglementer et de superviser la sécurité aérienne, le transport aérien et les activités de l’aviation civile (contrôle aérien notamment).

Rattachée au ministère de la Transition écologique et solidaire, elle compte 11 400 agents. La DGAC dispose d’un budget propre et donc d’une grande autonomie au sein de ce ministère.

En 2015, alors que les crédits votés pour l’action sociale de la DGAC s’élevaient à 9,14 millions d’euros, le montant des dépenses a atteint 12,81 millions, soit un dépassement de 40 %, relève la Cour des comptes dans un rapport de 2017.

Soulignons notamment le coût du personnel de la DGAC affecté à l’action sociale (2,39 millions d’euros), des moyens mis à disposition des associations (1,58 million d’euros), et des autorisations d’absence (0,7 million d’euros).

Par ailleurs, la Cour des comptes constate que la gestion de l’action sociale (qui concernait 10 601 agents en 2015) « est elle-même onéreuse au regard des prestations versées, avec 4,7 millions d’euros de frais de gestion pour 8,13 millions d’euros de prestations ».

Soit un taux de 57,8 %, « ce qui est démesuré », tancent les magistrats de la rue Cambon.

1 208 euros par an et par agent vont à l’amélioration des conditions de vie des personnels de la DGAC et de leurs familles : restauration, logement, loisirs…

C’est un des niveaux les plus élevés de la fonction publique.

Les agents de la DGAC touchent trois fois plus d’aides que ceux du ministère de l’Intérieur et même 30 fois plus que ceux de l’Éducation nationale (41 euros en 2011) !

La Cour des comptes n’y va pas par quatre chemins et reproche à la DGAC d’acheter la paix sociale,

« en raison des répercussions économiques des mouvements sociaux sur l’ensemble du secteur du transport aérien ». 

254 jours de grève des contrôleurs aériens de 2014 à 2016, record d’Europe. Ceci explique cela…

(Article extrait du " Livre noir des gaspillages 2019 ") 

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Lu 88 fois Dernière modification le mercredi, 15 avril 2020 16:25