La Halle de la machine de Toulouse-Montaudran, un bel exemple de gaspillage d’argent public !

halle-machines-toulouse-montaudran-argent-public halle-machines-toulouse-montaudran-argent-public © G.L.

L’aérodrome historique de Toulouse-Montaudran, berceau de l’Aéropostale et de la société Latécoère, fut la propriété d’Air France qui y installa et fit fonctionner un centre de révision jusqu’aux années 1990 où il fut fermé.

Le centre fut transféré à Toulouse-Blagnac et le terrain vendu à la ville de Toulouse. 

Sur ce terrain, la municipalité en place au début des années 2000 projeta de le répartir en plusieurs espaces : habitat, en raison de l’importance des besoins en foncier dans la ville, activités de recherche et d’études liées à l’aéronautique, en raison de la proximité d’un pôle aérospatial depuis les années 1960 et enfin un lieu commémorant les activités anciennes de l’aérodrome dans l’histoire de l’aviation civile en France.

Ce dernier aspect aurait pu, du reste, devenu prioritaire puisqu’en même temps était projetée la création à Toulouse d’un musée de l’aéronautique à proximité de l’aérodrome de Blagnac que les collectivités décidèrent de financer en 2004 (contribution de 8 millions  d'euros).

Apparemment, il ne vint à personne l’idée que ce musée aurait pu être implanté à Montaudran englobant le projet de lieu de mémoire susvisé !

Il en résulta qu’alors qu’à Paris il n’y a qu’un musée de l’Air et de l’Espace au Bourget, Toulouse se paie le luxe de 3 entités différentes :

- Lieu de mémoire de l’Aéropostale à Montaudran.

- Cité de l’espace en bordure de l’aérodrome de Toulouse-Lasbordes.

- Musée Aeroscopia à côté de celui de Toulouse-Blagnac.

Enfin voici la cerise sur le gâteau : la municipalité de gauche élue en 2008 décida de construire sur le site de Montaudran un grand bâtiment vitré destiné à l’exposition de machines articulées imitant des insectes géants destinés à « l’admiration des foules et l’amusement des enfants ».

Ce bâtiment coûta 15 millions d'euros* à Toulouse Métropole et une convention passée avec les collectivités stipula que, pendant 10 ans, il serait versé 575 000 euros/an pour couvrir les frais d’exploitation.

La municipalité de droite réélue en 2014 ne put que constater la chose et, en vertu de l’adage " l’ouvrage public mal planté ne se détruit pas ", prendre en compte l’ouvrage et les machines avec une inauguration qui, si elle attira beaucoup de curieux en novembre 2018, n’en coûta pas moins de 2,1 millions d'euros à la métropole ! 

Un budget final qui n'incluait pas, selon Capital, l'important dispositif de sécurité : 1 000 agents municipaux et 500 prestataires externes, rien que cela...

* source revue Capital

G.L., membre de Contribuables Associés

Avec Contribuables Associés, luttez pour la réduction des dépenses publiques, car trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts, et contre les gaspillages scandaleux d'argent public !

Lu 692 fois Publié le lundi, 25 mai 2020