Budget : l’Europe en veut toujours plus

La Commission réclame une enveloppe de 1040 milliards d’euros pour la période 2014-2020. Pourtant, l’Europe coûte déjà plus de 2.000 euros à chacun de ses habitants.

 

Sauf accord surprise, le sommet de Bruxelles consacré au budget 2014-2020 devrait finir en queue de poisson et donner lieu à des prolongations. Alors que le précédent budget a été voté avant que la crise n’éclate, le nouveau intervient dans un contexte récessif caractérisé par la montée en puissance de l’euroscepticisme.

La conjoncture difficile et la volonté de certains pays de privilégier leur population plutôt que financer les fonctionnaires de Bruxelles, fournira-t-elle l’occasion de tailler dans le gras de la technocratie européenne ? On ne peut que l’espérer.

Toujours plus !

La Commission européenne est de plus en plus gloutonne. Elle réclame une enveloppe de 1050 milliards d’euros (environ 1,2% du PIB européen), soit une hausse de 5% par rapport à la période 2007-2013. Après compromis, elle n’obtiendra vraisemblablement que 950 à 980 milliards d’euros. C’est déjà énorme. Et, c’est surtout beaucoup trop.

Selon Christophe Beaudouin directeur de l’Observatoire de l’Europe et auteur pour Contribuables Associés d’une étude intitulée « Ce que nous coûte l’Europe »le coût de l’UE pour chaque européen dépassait déjà 2 000 euros en 2008 si l’on tient compte des charges d’administration déconcentrée assumées par les Etats et les collectivités locales au nom de l’Union, ainsi que du coût de la législation européenne pour les entreprises.

Additionnées aux contributions directes et aux transferts d’impôts des différents pays de l’UE, l’ensemble de ces charges représente plus de 60 milliards d’euros de coûts directs quantifiables pour la France.

C’est beaucoup d’argent dépensé pour une Europe qui se trouve réduite au rang de trou noir économique et où le taux de chômage moyen dépasse les 10% !

Les fonctionnaires européens devront travailler 40h par semaine

Pour relancer l’Europe, des pays comme la Grande-Bretagne, la Suède ou la Hollande demandent des baisses radicales et un budget communautaire ramené sous la barre des 900 milliards d’euros. Pour sa part, l’Allemagne appelle des coupes de 30 milliards d’euros.

La France, l’Italie ou la Pologne ferraillent dans le même camp en demandant plus d’argent pour les plans de « cohésion » et pour la PAC, cette infatigable mâchoire budgétaire qui aura croqué près de 500 milliards d’euros à la fin de l’exercice en cours.

Au final, estiment les observateurs, le budget de la PAC, (23 milliards d’euros de coupes demandés) pourrait être préservé et, en contrepartie, le rabais acquis par les britanniques en 1984, maintenu. Il faudra donc trouver de l’argent ailleurs.

Pour faire des économies, Herman Van Rompuy, président du Conseil européen suggère de faire travailler les fonctionnaires européens 40 heures par semaine sans augmentation de salaire.

C’est une idée dont Pierre Moscovici, qui n’arrive que 16ème parmi les 19 grands argentiers européens classés par le Financial Times, ferait bien de s’inspirer !

DL

Avec Contribuables Associés, luttez pour la réduction des dépenses publiques, car trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts, et contre les gaspillages scandaleux d'argent public !

Lu 141 fois Publié le vendredi, 23 novembre 2012