Imprimer cette page

Contribuables Associés et Bruxelles, même combat !

C’est une satisfaction pour nous et pour chacun de nos 350.000 membres : ce que Contribuables Associés demande à François Hollande de faire d’urgence pour cesser l’oppression fiscale, Bruxelles, en la personne de José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, demande aussi au Président français de le faire en lui adressant, le 29 mai 2013, une liste de recommandations.

 

La Commission a reporté de deux ans l’objectif de la France de ramener son déficit public sous la barre des 3 % de PIB. La contrepartie est claire et précise : François Hollande et son gouvernement doivent faire de vrais efforts et de vraies réformes pour effectuer de vraies économies et permettre la mise en place d’une vraie compétitivité. C’est « l’heure des réformes courageuses », comme le dit Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques. « C’est un message d’exigence », clarifie José Manuel Barroso.

Les réformes et les exigences :

– remettre en ordre les finances publiques ;

– baisser le coût du travail ;

– réduire le poids des contributions sociales des employeurs ;

– renforcer la compétitivité des services en agissant sur les professions réglementées (avocats, notaires, taxis…) ;

– simplifier la législation sur les heures d’ouverture des magasins ;

– supprimer les tarifs réglementés sur le gaz et l’électricité ;

– introduire la concurrence sur le rail et l’énergie ;

– lancer en urgence une réforme de l’assurance-chômage pour rendre attractif le retour au travail ;

– simplifier de la fiscalité ;

– réformer le système de retraites et le ramener à l’équilibre pour 2020 au plus tard en conseillant « d’adapter les règles d’indexation, les âges minimums et de taux plein, la période de contribution et les régimes spéciaux, mais en évitant d’augmenter les contributions des employeurs aux régimes des retraites ».

Des mesures de bons sens qui permettront, nous l’espérons, de remettre la France sur les rails et surtout de commencer à soulager les contribuables du fardeau fiscal sous lequel ils croulent.

Mais la réponse de l’exécutif français à ces recommandations de bon sens est à l’image de sa politique économique : pathétique.

« La Commission n’a pas à nous dicter ce que nous avons à faire », c’est là tout ce qu’a su répondre François Hollande lors de son déplacement à Rodez. Son entêtement ne l’honore pas et nous inquiète.

« Nous ferons les réformes à notre manière », renchérit Jean-Marc Ayrault de son côté, montrant ainsi son absence totale de raisonnement économique et son suivisme forcené de la politique collectiviste de François Hollande.

« Nous faisons des choix dans les réformes que nous menons ; nous ne pouvons pas tout mener de front », essaie de justifier Pierre Moscovici, ministre de l’Economie, que l’on devrait d’ailleurs renommer ministre des dépenses publiques.

Chacun de ces commentaires faussement autoritaires montre l’embarras de l’Etat français : il ne donne pas d’arguments qui étayent le bien-fondé de la politique économique des socialistes, ni aucun raisonnement qui démontrerait que Bruxelles à tort. Nous ne trouvons que des répartis de personnes vexées d’être prises en défaut.

Quant à nous, la Commission européenne va dans notre sens : l’action de Contribuables Associés en sort renforcée ! La prochaine étape est donc celle des 26 et 27 juin 2013 : la feuille de route adressée à la France ainsi que celles des autres partenaires de l’UE doivent être validées par un sommet européen. D’ici là, continuons à mettre la pression sur ce gouvernement afin que cesse l’oppression fiscale que subissent les contribuables !

Avec Contribuables Associés, luttez pour la réduction des dépenses publiques, car trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts, et contre les gaspillages scandaleux d'argent public !

Lu 121 fois Publié le lundi, 10 juin 2013