Imprimer cette page

Le quinquennat de tous les dangers

Écrit par Jean-Baptiste Leon
dépenses publiques © Bumble Dee - Shutterstock

jean baptiste leon tous contribuablesAu soir du second tour, Emmanuel Macron a vaticiné sur le Champ-de-Mars :

« Les années à venir ne seront pas tranquilles mais elles seront historiques ». 

Faut-il donc s’attendre à pire que cet océan de l’intranquillité que fut le premier quinquennat ? 

Crise des Gilets jaunes, grèves contre la réforme des retraites et paralysie des transports, crise de l’hôpital public et confinements, incendie de Notre-Dame de Paris, conflit en Ukraine et j’en passe…

Du point de vue de l’économie et des finances publiques, si les cinq années qui viennent de s’écouler sont déjà « historiques », ce n’est pas en positif qu’elles s’inscriront dans les annales.

Emmanuel Macron n’est pas l’unique responsable du déclassement de la France depuis presque un demi-siècle, loin s’en faut. Mais tout de même…

Durant cette campagne présidentielle plus socialisante que jamais, la question - très gênante aux entournures - de l’hyper dette française a été mise sous le tapis.

Elle va pourtant bientôt ressurgir car la dette publique de la France s’est accrue de 600 milliards d’euros en cinq ans. Seule la moitié est imputable à la crise Covid.

La France n’a rien fait pour réduire sa dette alors que 24 des 27 pays de l’Union européenne ont profité des années de croissance entre 2017 et 2019 pour se désendetter.

En 1980, les Français créaient plus de richesses par habitant que les Américains et les Allemands.

Aujourd’hui, la France est reléguée au 23e rang mondial dans le classement du PIB par habitant.

Le socialisme et l’aboulie des gouvernements de droite dans la conduite des indispensables réformes sont passés par là.

Au mois d’octobre dernier, nous recevions à l’Assemblée nationale l’économiste Jean-Marc Daniel.

Devant les députés, celui-ci a prévenu : « Il faut remettre le pays au travail, geler les dépenses publiques, sans quoi on aura donné au Qatar ou à la Norvège la possibilité d'acheter la France en vivant au-dessus de nos moyens. »

Lu 638 fois Publié le vendredi, 29 avril 2022