mardi, 07 avril 2020 15:29

L’assurance vie à la croisée du coronavirus

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L’assurance vie a commencé l’année sur des chapeaux de roue. Elle semble aujourd’hui sur la jante. La crise du coronavirus, et surtout le confinement, confrontent les assureurs vie à deux difficultés, l’une liée à leurs relations avec la clientèle, l’autre liée à leur solvabilité. Dans les deux cas, il s’agit d’une conséquence de l’influence toujours plus forte des marchés financiers sur le secteur de l’assurance vie.


Le coronavirus a entraîné une chute des marchés financiers comme on n’en avait pas vu depuis 2008, voire depuis le krach de 1929. Or, la baisse continue et prolongée des taux d’intérêt avait entraîné dans son sillage celle du rendement des fonds garantis en euros des contrats d’assurance vie.

Assurance vie : les fonds en euros

 Il faut savoir que les fonds en euros des contrats d’assurance vie, spécificité française, bénéficient d’un effet cliquet. C’est-à-dire que tous les intérêts acquis sur ces fonds, sont définitivement acquis aux souscripteurs des contrats d’assurance vie sur lesquels sont adossés ces fonds.

C’est pourquoi l’argent de ces fonds est investi par les assureurs de manière sécuritaire, c’est-à-dire notamment en emprunts d’Etat réputés être garantis.

Or, du fait de la baisse des taux d’intérêt, ces emprunts n’offrent plus qu’un rendement très faible qui se répercute sur les fonds en euros des contrats d’assurance vie. Pour améliorer le rendement de leur contrat d’assurance vie, les épargnants sont donc incités depuis quelques années à diversifier leurs placements sur les autres supports existants que sont ce qu’on appelle les unités de compte.

Assurance vie : l’investissement en unités de compte

 A la différence du fonds en euros, l’investissement en unités de compte fait porter le risque à l’assuré lui-même. Celui-ci demande à l’assureur que son contrat soit valorisé par référence à telle ou telle valeur mobilière ou financière et si le cours de celle-ci diminue, c’est l’assuré qui assume la perte. Ces unités de compte peuvent être liées à des actions mais aussi à des obligations, voire des actifs immobiliers ou encore au cours de l’or.

Autrement dit, l’assuré assume les risques mais peut les limiter s’il choisit lui-même des actifs moins risqués.

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L’avantage pour l’assureur de ce type de contrat est qu’il ne porte pas lui-même le risque de perte et doit donc engager moins de fonds propres pour en garantir le paiement. De même, il permet souvent des frais de gestion ou de souscription plus élevés. L’avantage pour l’assuré est d’offrir un rendement potentiel plus élevé mais avec en face un risque de perte lui-même plus élevé.

Ainsi, l’extraordinaire vitalité des marchés financiers en 2019 a permis à certains contrats de progresser de 20 ou 30 % l’an passé. Par contre, ces mêmes contrats ont chuté depuis l’apparition de l’épidémie.

En fait, ces contrats demandent un suivi constant et soit une connaissance des marchés, soit un conseil avisé.

Or, l’épargnant français, que ce soit pour son contrat d’assurance vie, son compte-titres ou son PEA, a tendance à réagir à contre-courant. Il se laisse vaincre par sa frilosité naturelle ou une prudence décalée. 

Au lieu de profiter des mouvements haussiers pour vendre et protéger ses plus-values puis profiter des mouvements baissiers pour réinvestir à bas prix, il attend en général que les cours soient au plus haut pour se convaincre d’acheter et vend ensuite dans la précipitation et souvent l’affolement, mais trop tard, quand les cours se sont mis à chuter, que ce soit à cause d’un événement réel comme une pandémie mondiale ou tout simplement parce que les arbres ne montent pas au ciel et que les investisseurs cherchent toujours à un moment ou à un autre à réaliser leur plus-value.

Assurance vie : trois règles

Ce travers de l’épargnant français n’est pas propre à l’assurance vie et concerne tous les modes de placement mais la plaie est aujourd’hui plus vive pour celui qui a choisi l’assurance vie parce que ce mouvement vers les placements financiers résulte davantage d’un besoin de remplacer un fonds en euros atone que d’un appétit réel pour les investissements à risque.

C’est cette conjonction malheureuse qui met maintenant les assureurs vie en porte-à-faux.

Car certains épargnants, et notamment les petits épargnants, seront tentés de faire retomber sur leur assureur les conséquences négatives de ce changement de paradigme. En fait, la question est de savoir qui est responsable de ce mauvais alignement des planètes.

Et la réponse n’est pas simple.

  • La caractéristique première d’un placement en assurance vie est de s’envisager sur le long terme. Comme son nom l’indique, la référence première doit être la vie humaine, qui a la chance d’être longue en principe. Il ne faut donc pas placer en espérant faire un « coup ».
  • Ensuite, quand on investit sur des actifs risqués, il faut investir progressivement. L’idéal serait bien sûr de profiter d’une baisse subite sur des actifs dont la solidité avérée permet d’envisager sereinement une remontée future. Tout le monde n’a pas le temps ou les connaissances pour saisir cet instant. Il faut donc alors investir progressivement, ce qui permet de lisser le risque, de profiter mécaniquement des baisses quand elles surviennent et de ne pas investir trop fortement quand les marchés sont hauts.
  • Enfin, il faut diversifier ses placements. Comme on l’a dit, la richesse du contrat d’assurance vie est de permettre tous types d’investissements. Autrement dit, il faut utiliser l’assurance vie pour ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.


Ceux qui n’ont pas respecté ces trois règles en assurance vie, sont sans doute les grands perdants de la situation actuelle.

L'assureur responsable ?

La question est alors de savoir qui en est responsable. Selon les cas, l’assuré a reçu le bon conseil et l’a suivi ou non ou ne l’a pas reçu et s’en est plus ou moins bien tiré. Cela dit, la règlementation impose de donner le conseil au client, de garder la preuve de ce conseil, libre ensuite au client de le suivre ou non.

En d’autres termes, l’assureur qui ne peut pas prouver avoir donné le conseil à son client prend le risque de voir celui-ci se retourner contre lui. Bien entendu, celui qui aura gagné de l’argent grâce à son contrat d’assurance vie ne protestera pas.

Cela dit, l’épisode de crise que nous connaissons fait que tous les épargnants qui auront en début d’année investi sur des contrats en unités de compte, notamment en actions, ou qui auront arbitré depuis le fonds euros vers ces mêmes supports, sont forcément en forte moins-value actuellement. Peuvent-ils alors rechercher la responsabilité de leur assureur ?

En principe, les assureurs ont pris l’habitude de se protéger et il est donc exceptionnel que, d’un strict point de vue juridique, le conseil n’ait pas été donné et enregistré.

En réalité, la souscription ou le versement sur un contrat d’assurance vie est entouré aujourd’hui d’un tel formalisme que l’assureur serait bien en peine de s’y soustraire.

Le paradoxe est que ce formalisme censé protéger le consommateur, c’est-à-dire l’épargnant, se retourne aujourd’hui contre lui.

Pour le respecter, l’assureur produit à son client une liasse tellement épaisse de documents à signer que celui-ci n’ose même plus les regarder et se contente de signer là où on lui dit de signer. Le résultat en est qu’au lieu de protéger le client, ce formalisme outrancier se retourne contre lui puisqu’il est dissuadé de lire et c’est l’assureur qui se trouve ainsi protégé sans même l’avoir demandé.

Cela dit, l’assureur reste tout de même soumis à deux autres écueils. D’une part, le risque d’image. D’autre part, le contrôle. Sur le premier point, même s’il a juridiquement raison, l’assureur doit aussi soigner sa relation commerciale et par là son image. Un assuré mécontent ira le dire sur la place publique, ce qui, forcément, nuira à l’assureur, surtout à l’heure des réseaux sociaux.

Par ailleurs, même si les obligations de conseil sont respectées à la lettre, l’autorité de contrôle des assureurs, autrement dit, l’ACPR peut aussi enquêter pour voir si l’esprit des textes a été respecté.

Ce sont donc ces deux dangers que rencontrent actuellement les assureurs vie.

D’une part, tenter de convaincre les clients que s’ils ont perdu pour l’instant, ce n’est pas forcément de la faute de l’assureur et que surtout ce n’est que temporaire, l’assurance vie devant se regarder sur le long terme.

D’autre part, convaincre l’ACPR qu’ils n’ont pas mené de politique commerciale trop agressive incitant les assurés à se tourner résolument vers les marchés financiers à un moment qui n’était pas forcément le plus opportun.

En fait, chaque assureur devra balayer devant sa porte, et on le voit bien aujourd’hui où chacun se défend d’avoir respecté les règles déontologiques. Certains ont raison, d’autres peut-être moins. L’avenir tranchera sans doute. La bataille risque plus d’être en termes d’image que juridique.

Assurance vie : un délai de 30 jours pour renoncer

Quoi qu’il en soit, les assureurs vie ont dû faire face ces dernières semaines à un autre écueil bien réel mais plus court dans le temps : le droit de renonciation.

En effet, la loi offre au souscripteur d’un contrat un délai de 30 jours pour renoncer. En principe peu utilisé, ce dispositif a connu un regain d’intérêt avec la récente chute brutale des marchés.

Celui qui avait investi juste avant le krach un million d’euros en souscrivant un contrat d’assurance adossé avant tout à des actions a pu perdre en quelques semaines cent ou deux cents mille euros.

Dès lors, il a pu être tenté de renoncer à son contrat pour retrouver son million, quitte à le réinvestir après le krach.

Certains assureurs vie ont ainsi eu certaines ardoises à assumer, surtout ceux qui n’attendent pas la fin du délai de renonciation pour investir l’argent de leurs assurés sur les supports demandés. En effet, dans cette hypothèse, le souscripteur récupère l’ensemble des sommes investies et l’assureur qui avait déjà acheté les supports financiers ne peut que les revendre et supporter lui-même la moins-value constatée alors.

Cela dit, cet épisode est pour l’instant terminé puisque les marchés se sont stabilisés et si certains assureurs ont dû assumer ces pertes, les montants en jeu n’ont pu les mettre en péril et sont passés en profits et pertes.

Assurance vie : les emprunts d'Etat

A présent, les assureurs vie regardent déjà l’avenir et réfléchissent aux menaces ou aux opportunités qui les attendent. Elles sont de plusieurs ordres.

Négativement, l’assureur peut se demander si son actif général plein d’emprunts d’Etat est encore solide alors que l’on peut se demander si les nouvelles dettes qu’ont contractées les Etats pour soutenir leur économie pourront être un jour remboursées.

compteur dette france contribuables

Commercialement, l’assureur vie va devoir retrouver la confiance de sa clientèle qui aura perdu beaucoup d’argent sur les marchés sur lesquels étaient investis ses contrats d’assurance vie. Du point de vue financier pur, un groupe d’assurance est souvent constitué d’un pôle assurance vie qui raisonne sur le long terme et un pôle assurance dommages qui gère et couvre les sinistres au quotidien.

Ce dernier pôle est souvent plus prévisible, d’autant que les grands risques sont souvent réassurés, ce qui permet au groupe d’assurance de dégager un volant d’activité régulier et un bénéfice à peu près constant, complémentaires de l’activité d’épargne.

Or, la crise actuelle et l’interruption totale d’une bonne partie de l’activité économique va multiplier les sinistres en pertes d’exploitation, défaut de crédit et tout simplement rendre une partie de la clientèle insolvable pour le paiement de ses primes.

A ce jour, il est difficile d’en mesurer l’impact pour un assureur. En tous cas, il devra revoir le savant dosage de ses activités entre l’épargne et le dommage.

Assurance vie : comment vont évoluer les taux d’intérêt ?

 Cela dit, il existe surtout une incertitude actuellement pour le secteur financier et notamment l’assurance vie : comment vont évoluer les taux d’intérêt ? En effet, comme on l’a vu, l’actif général des entreprises d’assurance vie est actuellement largement investi en emprunts d’Etat qui ne rapportent presque plus rien du fait de la baisse des taux d’intérêt.

Ce qui explique la baisse de rendement des fonds en euros des contrats d’assurance vie. Or, les Etats vont sortir de la crise encore plus surendettés qu’ils ne l’étaient et certains pensent que pour annuler cette dette de plus en plus insupportable, le recours à l’inflation, voire l’hyperinflation, est inéluctable.

Que se passera-t-il alors ?

La dette actuelle des Etats, voire celle des entreprises qui ont recours aux emprunts obligataires, ne vaudra plus rien puisque les nouveaux emprunts seront émis à des taux supérieurs du fait de l’inflation.

Autrement dit, les assureurs qui détiennent cette dette, émise à des taux d’intérêt très faibles, devront constater des moins-values puisque celle-ci verra sa valeur fortement diminuer par rapport aux nouveaux emprunts émis à des taux supérieurs. Le tout est alors de savoir à quelle vitesse se fera cette remontée des taux. Si elle est trop rapide, elle mettra en difficulté les assureurs qui détiennent trop de l’ancienne dette. Si elle est progressive, les assureurs auront le temps de remplacer les anciens emprunts par des nouveaux.

Rappelons que l’assureur a dans ses gènes une vision de long terme et que donc si on lui laisse le temps de réagir, ce dernier travaille pour lui.

Les assureurs craignent de se retrouver avec sur les bras des obligations sans rendement et en moins-value puisque qui voudra les racheter sur le marché alors que les nouvelles auront un meilleur taux d’intérêt ?

Si l’augmentation est progressive, l’assureur aura le temps de procéder lui-même à un échange progressif, l’arrivée à échéance des bons et emprunts permettant d’acheter de nouveaux titres plus rentables.

Si la montée des taux est brutale, l’assureur aura du mal à s’adapter et aura un portefeuille sans rendement alors que les nouveaux titres offriront ce rendement.

Portefeuille en actions ou immobilier ?

Mais ce n’est pas le seul défi auquel l’assureur vie aura à faire face. En plus de ses obligations d’Etat qui constitue l’essentiel de ses actifs, l’assureur vie investit aussi en actions, ce qui lui permet d’améliorer leur rendement, que ce soit par le biais des plus-values ou par celui des dividendes qui offrent en principe un revenu bien supérieur à celui des obligations.

Or, avec la chute des marchés, les plus-values latentes contenues dans ces actifs ont fondu.

Et l’annonce de la suspension des dividendes par nombre de sociétés risque aussi de priver les actionnaires, dont les assureurs, d’une source de revenus attendus. De même, pour offrir aux assurés un revenu plus attrayant avec un minimum de risque, les assureurs ont aussi eu tendance ces derniers temps à proposer à leurs clients des unités de compte basées sur l’immobilier. Ainsi, on pouvait délaisser les fonds garantis en euros sans pour autant aller vers le risque des marchés actions.

impots maison immobilier

Or, on ne sait pas encore aujourd’hui comment réagira le marché de l’immobilier face à la crise.

Restera-t-il une valeur refuge ou subira-t-il la baisse de revenus de la population ou la hausse des taux d’intérêt ? Bien malin qui peut le dire. Jusqu’à présent, l’immobilier était soutenu par l’argent gratuit que constituaient des taux d’intérêt extrêmement bas. Si les taux d’intérêt remontent, les gens pourront-ils encore acheter ? Quant à l’immobilier de bureaux ou d’entreprise, l’incertitude règne quant à la capacité des sociétés à assumer les loyers de leurs locaux. Ainsi, les assureurs vie sont aujourd’hui à la croisée de chemins mais ne savent pas encore lequel prendre.

La solvabilité des assureurs

Sur un plan général, l’interrogation essentielle de tous les intervenants tourne autour de la solvabilité des assureurs. En fait, celle-ci a forcément diminués ces derniers mois mais la marge imposée par les autorités de contrôle était telle que les assureurs disposent encore d’un matelas de sécurité appréciable.

En d’autres termes, les assureurs ont plus à s’inquiéter des profits potentiels qu’il leur reste à faire que d’une faillite éventuelle.

En tant que détenteur de la dette des Etats, les assureurs ont leur destin lié à celui des Etats.

Si les Etats déposaient le bilan, la question serait différente mais, surtout, ce ne serait plus le sujet propre des assureurs mais celui de la population entière, dépendante aujourd’hui des aides de l’Etat sans trop comprendre où celui-ci trouve son argent. Ce qui est une autre affaire.

Mais pour les assureurs qui auront su prévenir, ce qui doit être la qualité première d’un assureur, la crise actuelle n’est pas exempte d’opportunités.

Pour ceux qui ont conservé des réserves, il y a des affaires à faire sur le marché des actions, notamment pour certaines valeurs qui ont été massacrées alors que leurs fondamentaux restent sains.

 Cela concerne d’ailleurs aussi bien l’assureur que l’épargnant lui-même. Une société qui a des usines, des murs, des terrains, des brevets, un savoir-faire, des liquidités, une clientèle, des créances solvables etc, a une valeur qui n’est pas forcément celui de son cours de bourse actuel. Une fois repérées, ces sociétés constituent pour tous ceux qui investissent sur le long terme, des cibles de choix pour reconstituer des actifs.

Pour l’épargnant qui a de l’argent à placer, le recours au contrat d’assurance vie est parfois préférable à un investissement en direct, ne serait-ce que pour ne pas avoir à subir immédiatement la fiscalité de ses nouvelles plus-values et rendements.

En bourse, tant qu’on n’a pas vendu, on n’a pas perdu. C’est une règle à ne pas oublier quand tout va mal. En assurance vie, tant qu’on n’a pas racheté, on n’est pas imposé. C’est cette fois-ci une règle à ne pas oublier quand tout va bien, une fois la crise passée.

La remontée prévisible des taux d’intérêt : une bonne nouvelle 

Quant à la remontée prévisible des taux d’intérêt, voire le retour de l’inflation, ce n’est pas non plus forcément une mauvaise nouvelle. Tout dépend de la manière dont sera géré ce retournement. Car, en définitive,

la remontée des taux d'intérêt permettra aux assureurs d’investir dans de nouveaux emprunts plus rentables et d’offrir ainsi de meilleurs rendements aux clients.

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Le tout est simplement de trouver la manière de se débarrasser du papier actuel qui ne rapporte rien. Ce qui ne se fera évidemment pas du jour au lendemain. Les emprunts d’Etat actuels à 10 ans sont à peu près à 0 %.

Il est clair que si les taux d’intérêt remontent, personne ne voudra plus acheter ces bons du Trésor et le détenteur n’aura donc plus qu’à attendre l’échéance pour se faire rembourser le nominal.

Si, entre temps, l’inflation est remontée à 5 % par an, il aura au final perdu environ 5 % par an. S’il a pu en même temps acheter les nouvelles obligations à 5 %, l’un compensera l’autre et progressivement le rendement s’améliorera au fur et à mesure que les vieux titres disparaîtront.

L’assureur étant, avec le banquier, le premier détenteur de ces titres, il est le premier intéressé. Ce qui n’auront pas oublié leur métier premier de gestionnaire de long terme seront gagnants. Pour les autres, c’est une autre histoire.

En définitive, l’assureur, et surtout l’assureur vie, est le reflet de la santé économique d’une société.

Il nourrit l’Etat et se nourrit de lui en encaissant ses coupons.

Il finance les entreprises qui le financent à leur tour en lui offrant la rémunération de l’argent investi. Bref, les assureurs iront aussi bien que va l’économie.

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Lu 188 fois Dernière modification le lundi, 13 avril 2020 17:00