Le programme du camarade Mélenchon donne des sueurs froides au contribuable

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Jean Luc Mélenchon Jean Luc Mélenchon
L’avenir en commun, le programme de la France insoumise et de son candidat Jean-Luc Mélenchon : un programme ultra collectiviste et super-taxeur !

Jean-Luc Mélenchon a un programme collectiviste où l’État règle tout, contrôle tout, détient tout.

L’Etat-nounou réduira la part de viande dans votre assiette (page 74), plafonnera ce que vous laisserez à vos héritiers (page 64), pourra spolier des entrepreneurs en nationalisant des sociétés (page 45), interdira à des enfants de jouer dans une publicité (page 118 – Quid de la pub Evian ?)…

Sur la rénovation de la démocratie, Jean-Luc Mélenchon reprend de nombreuses mesures défendues depuis des années par Contribuables Associés. Cet élu depuis 31 ans, rappelle avec raison que le peuple est le « mieux placé pour défendre l’intérêt général » (page 14). Il veut ainsi instaurer le référendum d’initiative citoyenne et le droit des citoyens à déposer une loi (page 25)

couverture-programme-mélenchon

Pour la moralisation de la vie publique, il propose de rendre effectif le principe de non-cumul de mandat (page 26). Il souhaite aussi rendre inéligible à vie toute personne condamnée pour corruption (page 24), cela rejoint notre engagement pour l’obligation d’un casier judiciaire vierge pour les élus (adopté à l’Assemblée nationale ce 1er février).

Les similitudes avec les demandes de Contribuables Associés s’arrêtent là.

Pour donner le sentiment du changement, il souhaite supprimer le Conseil économique, social et environnemental (CESE, page 26) pour le remplacer par un nouveau bidule qui ne sert à rien : une « Assemblée de l’intervention populaire et du long terme »…

Sur la fiscalité et les dépenses publiques, Jean-Luc Mélenchon préconise tout l’inverse de ce qu’il faudrait faire !

Son programme égalitariste milite pour une augmentation de l’impôt des plus aisés, avec un barème d’impôt progressif étalé sur quatorze tranches (page 16), l’instauration d’un revenu maximal, l’augmentation des droits de succession et de l’ISF (page 64), ainsi que l’instauration d’un héritage plafond au-delà duquel les gens ne peuvent plus rien percevoir.

Veillant à sécuriser les subventions des médias d’information, il les placera sous l’égide d’un « Conseil national des médias » (page 30).

Jean-Luc Mélenchon veut créer un « service citoyen obligatoire » (page 38). Cette mission sera rémunérée au SMIC et affectée à des tâches d’intérêt général, comme l’appui à des associations d’intérêt général.

Son programme planificateur prévoit aussi de revenir sur les privatisations (page 45) et de rendre effectif le droit par l’État de réquisition des « entreprises d’intérêt général ».

Il souhaite aussi injecter 100 milliards d’euros supplémentaires dans l’économie (page 47), soit plus que le montant annuel de l’impôt sur le revenu avec les taxes pétrolières et les autres recettes nettes, sans préciser l’origine de ces nouvelles ressources.

Après le droit au logement opposable, Jean-Luc Mélenchon propose de créer le « droit opposable à l’emploi » : en cas de chômage de longue durée, l’État proposera un emploi au chômeur sur une mission d’intérêt général (page 55).

Chaque citoyen sera donc un fonctionnaire en puissance, pouvant quémander de travailler dans l’ersatz de ces nouveaux ateliers nationaux.

Bien entendu, pas de diminution des dépenses publiques. Pas de mesure d’économie d’envergure, la dépense pourra filer à grande vitesse !

Sur l’entrepreneuriat, il propose aux indépendants de quitter le RSI (Régime social des indépendants) pour s’affilier – s’ils le veulent – au régime général de la Sécurité sociale. La liberté de choisir son système d’assurance maladie n’est pas accordée.

En matière d’emploi, Mélenchon veut aller plus loin que le cadre des 35 heures, et se diriger vers la semaine de quatre jours et de 32 heures (page 57), ainsi qu’augmenter le salaire des fonctionnaires (page 58) et passer la retraite à 60 ans à taux plein (page 59).

Les contribuables payeront l’ardoise de ces largesses électoralistes !

Plutôt que de favoriser une accession à la propriété par les citoyens, Mélenchon préconise un grand plan de construction de 200 000 logements publics par an (page 62).

Au lieu de s’interroger sur les raisons de l’endettement massif de la France (plus de 2 000 milliards d’euros !), qui reposent sur un recours exagéré à la dépense publique, Melenchon préconise de « racheter la dette publique par la Banque centrale » (page 63) : formule trompeuse pour décrire l’augmentation de la masse monétaire sans rapport avec celle de l’activité économique, c’est-à-dire… l’inflation. .

Dans sa planification écologique, la fiscalité verte est consolidée au détriment des familles et des entreprises françaises. Il souhaite créer une taxe kilométrique aux frontières de la France pour « intégrer le coût écologique dans les produits qui dépendra de la distance parcouru par les produits importés » (page 73).

Jean-Luc Mélenchon est inventif. Il va créer un nouveau service public pour encadrer la production et la vente de cannabis (page 107).

Cet homme de lettres portera le budget public consacré à l’art et la culture à 1% du PIB (page 114), il proposera « de nouvelles coopérations spatiales ouvertes à tous » (page 121) et nous laissera nous exprimer dans des « espaces pour l’expression citoyenne et culturelle » (page 118).

Benjamin Izarn

Guillaume Destombes / Shutterstock.com

Lu 75 fois Dernière modification le mardi, 08 janvier 2019 14:51