vendredi, 28 avril 2017 15:01

Exigeons un vrai ministère des Réformes

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Il est devenu vital de réduire les dépenses publiques. Il n’y a qu’une solution : mettre en place le plus rapidement possible un ministère des Réformes, dirigé par un ministre d’État, numéro deux du gouvernement.

 

Ce ministre devra être le chef d’orchestre des réformes. Il doit avoir tout pouvoir sur l’ensemble des autres ministères. Son action doit être évaluée par le Parlement. Sa mission : supprimer les ministères inutiles, faire la chasse aux gaspillages, évaluer les coûts, réduire les budgets, prendre toutes les mesures pour faire baisser les dépenses publiques. Avec :

Une dette publique qui s’élève à plus de 2 300 milliards d’euros et qui représente presque 100 % de notre PIB. Les intérêts annuels de cette dette qui dépassent 47 milliards d’euros et qui engloutissent plus de la moitié de notre impôt sur le revenu. Un État au bord de la faillite qui dépense 20 % de plus que ce qu’il collecte. Une fiscalité écrasante et spoliatrice : les plus riches s’expatrient, les classes moyennes souffrent et les plus précaires sombrent. Des administrations et collectivités aux effectifs pléthoriques et ingérables…

Et j’en passe, la liste est longue. En un mot, la France ressemble de plus en plus à Rome et son Empire avant sa chute fracassante il y a plus de 1 500 ans. Car la France est à un tournant de son Histoire. Nous sommes au pied du mur.

Réformer notre pays est la condition de notre survie !

La France sort d’un quinquennat pour rien. La dépense publique a continué d’exploser durant ces dernières années alors que notre pays comme le reste du monde est sorti de la crise financière depuis 2011. Si la France va mal en réalité, je vous le dis, c’est parce nos hommes politiques n’ont aucun courage, et surtout pas celui d’engager des réformes, de peur de se mettre la rue et les électeurs à dos.

Pendant ce temps, l’Allemagne qui a taillé dans ses dépenses, présente des budgets excédentaires, un chômage quasi nul et une économie que tout le monde envie. Voulons-nous ressembler aux pays de l’Est des années 1970 ?

Le voulons-nous pour nous, nos enfants, et petits-enfants ? Car on y va tout droit si rien n’est fait dès la prochaine élection présidentielle. Rendez-vous compte : à ce rythme, en 2050, notre dette sera égale à 400 % de notre PIB. Ses intérêts annuels dépasseront la totalité du budget actuel de l’État ! C’est ce que vivront nos enfants… Pouvons-nous leur laisser cet héritage-là ? Non ! Alors, il est devenu vital de réduire les dépenses publiques. Mais nos futurs ministres n’auront pas ce courage-là tout seuls.

Il n’y a qu’une solution : mettre en place le plus rapidement possible un ministère des Réformes, dirigé par un ministre d’État, numéro deux du gouvernement. Ce ministre devra être le chef d’orchestre des réformes. Il doit avoir tout pouvoir sur l’ensemble des autres ministères. Son action doit être évaluée par le Parlement. Sa mission : supprimer les ministères inutiles, faire la chasse aux gaspillages, évaluer les coûts, réduire les budgets, prendre toutes les mesures pour faire baisser les dépenses publiques.

Contribuables Associés a déjà identifié plusieurs dizaines de milliards d’économies annuelles :

  • En réduisant le nombre des élus et leur train de vie,
  • En supprimant les subventions aux syndicats,
  • En réformant le statut de la fonction publique pour réduire le nombre d’agents publics,
  • En luttant contre les fraudes aux allocations et en les limitant…

Alors, je vous demande de faire pression avec moi et tous les membres de Contribuables Associés sur le prochain chef de l’État pour qu’il mette en place ce ministère des Réformes !

Déjà en 2006, nous défendions cette idée proposée dans le « rapport Pébereau » que le Ministre de l’Économie et des Finances de l’époque avait commandé au Président de la banque BNP Paribas., Michel Pébereau vient de présider à nouveau un groupe de travail et sa conclusion que je partage est claire : il faut « amorcer la réduction de la dépense publique dès le début du prochain quinquennat ».

C’est donc après l’élection qu’il faut frapper fort.  Le prochain chef de l’État doit entendre notre volonté de voir engager les réformes indispensables au redressement du pays. Ce prochain quinquennat doit être celui du redressement de la France ! Ce super ministère veillera à ce que l’effort de réduction des dépenses soit partagé par tous. Il devra mettre en œuvre des réformes structurelles en analysant toutes les dépenses. Tous les postes de dépenses seront concernés. Les collectivités territoriales devront baisser leur masse salariale, la Sécurité sociale et l’assurance chômage devront poursuivre leurs efforts. Nous demandons au prochain chef de l’État de mettre tout en œuvre pour redresser nos finances publiques et réduire notre dette.

Il doit d’ores et déjà dépenser moins que les montants prévus au budget de l’ancien gouvernement. Son engagement pour les cinq ans à venir ne peut être crédible que s’il commence dès cette année à réduire la dépense publique. D’autres pays européens sont parvenus à réduire massivement leurs dépenses, en mettant en œuvre des mesures drastiques, alors pourquoi pas nous ? Aussi, il faut dès maintenant que nous nous rassemblions tous, nous contribuables, et fassions pression sur le prochain chef de l’État pour le pousser à agir immédiatement.

Sinon, il sera trop tard… Nous ne pourrons plus redresser nos finances… Il faut tous nous mobiliser au plus vite pour le forcer à réduire rapidement le montant de notre endettement en évitant de continuer à gaspiller le peu d’argent qu’il nous reste ! Il faut secouer notre prochain chef de l’État et ne plus se laisser abuser par de belles paroles ou des semblants de réformes et d’actions. 

Si tous les contribuables se mobilisent, nous réussirons à nous faire entendre. Et s’il y a suffisamment de contribuables pour exiger l’application de ces mesures, le prochain Président sera forcément obligé de le mettre en place ce ministère des Réformes !

 

Eudes Baufreton, délégué général de Contribuables Associés

Lu 251 fois Dernière modification le lundi, 02 mars 2020 16:18