A la loupe de la présidentielle : quel avenir pour la redevance audiovisuelle ?

Écrit par Aliénor Barrière
redevance-audiovisuelle redevance-audiovisuelle afra32 pour Pixabay

Nous sommes en 2022, et il y a encore des chaines d’Etat. Qui plus est, alors que les Français délaissent de plus en plus la télévision pour Netflix, tous ceux qui ont un téléviseur doivent passer à la caisse chaque année.

La redevance est jumelée avec la taxe d’habitation ; à l’automne, les Français reçoivent ainsi leur avis d’imposition de 138 euros dont la sommes est ensuite reversée pour financer France Télévisions, Radio France, l’INA, Arte France, TV5 Monde et France Médias Monde (France 24, RFI, Monte Carlo Doualiya).

Au total, c’est plus de trois milliards d’euros qui sont collectés auprès des contribuables. Alors que plus de 70% des Français n’ont pas confiance dans les médias, comment les candidats à la présidentielle abordent-ils la question de l’audiovisuel public, sujet d’autant plus sensible qu’il touche la sacro-sainte caste des journalistes ?

Eric Zemmour souhaite supprimer la redevance audiovisuelle grâce à la privatisation des principales chaînes de l’audiovisuel public, arguant que « les Français n’ont pas à payer pour un média orienté politiquement ».

Marine Le Pen a inscrit les mêmes mesures dans son programme.

Valérie Pécresse veut également supprimer la redevance TV

, estimant que c’est « une taxe qui a fait son temps, qui est obsolète ».

Emmanuel Macron veut supprimer la redevance audiovisuelle, mais sans privatiser des chaînes publiques, c’est-à-dire que les impôts ou les taxes grimperont ailleurs.

Gabriel Attal a en effet déclaré dans la foulée de la déclaration du Président sortant : « Ce que nous proposons de supprimer, ce n’est pas le financement, c’est l’outil, la redevance (…). On a besoin d’un audiovisuel public fort dans un contexte de désinformation (…). On va continuer à le financer, à garantir ses moyens, son indépendance ». Christophe Castaner a précisé que les 3,9 milliards d'eurosde fonctionnement seraient pris sur le budget de l’Etat, donc bien chez le contribuable in fine.

Quant à Nicolas Dupont-Aignan, il ne s’est pas exprimé, mais il était favorable au maintien de la redevance dans ses précédentes campagnes.

Comme à chaque fois qu’il est question d’économies, on observe un positionnement radicalement différent à gauche : Anne Hidalgo veut renforcer le service public audiovisuel et rendre la redevance universelle, c’est-à-dire même pour ceux qui n’ont pas de téléviseur.

Yannick Jadot entend également conserver la redevance et renforcer les services publics, tout comme Fabien Roussel.

Intéressant à avoir en tête : la redevance TV sert également à payer huit semaines de vacances aux salariés de France Télévision, soit trois de plus que dans le privé.

Lu 425 fois Publié le mercredi, 09 mars 2022

1 Commentaire

  • Lien vers le commentaire grelaud lundi, 14 mars 2022 Posté par grelaud

    encore un endroit ou l'on des fortunes avec l'argent public a commencer par la présidente de france télévision qui tient plus duposte de complaisance qu'autre chose elle a du faire l'ena ou une autre école de merde sans parler des présentateurs vedette. de plus ces chaines sont orientées politiquement

    Rapporter

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'entrer toutes les informations requises, indiquées par un astérisque (*). Le code HTML n'est pas autorisé.

Votre adresse email ne sera pas affichée sur notre site Internet.