Législatives : qui sont des candidats épinglés par avec la justice ?

Écrit par Aliénor Barrière
élus-législatives élus-législatives © Trez - Contribuables Associés

Nous sommes dans l’entre-deux-tours des législatives, et la moralisation de la vie publique n’est pas au programme. Plutôt que de lutter contre le cumul des mandats, il eut été plus urgent de lutter contre le cumul d’un mandat parlementaire et d’un mandat judiciaire. Voilà un petit tour d’horizon des personnes inculpées par la justice et qui ambitionnent malgré tout de représenter les Français et de voter leurs lois.

 

Le parti présidentiel est particulièrement mal loti avec quatre candidats sous le coup de la loi. La députée Sira Sylla (4ème circonscription de Seine-Maritime) doit être jugée le 6 septembre prochain pour harcèlement moral envers l’un de ses assistants.

Elle n’a pas franchi la barre du premier tour, mais ce n’est pas le cas de Yves Blein (14ème circonscription du Rhône), pourtant l’objet d’une plainte pour agression sexuelle déposée en novembre 2021.

La très haute en couleurs Laetitia Avia (8ème circonscription de Paris) bénéficie de la même étonnante mansuétude; rappelons tout de même qu’elle a mordu l’épaule d’un conducteur de taxi à qui elle refusait de payer sa course…

Mais ce n’est pas pour cela qu’elle est visée par une enquête depuis deux ans, c’est pour harcèlement moral au moyen d’humiliations répétées et de propos sexistes, racistes et homophobes envers ses collaborateurs.

Quant à Sandrine Josso (7ème circonscription de Loire-Atlantique), elle fait l’objet d’une enquête pour abus de confiance à cause d’un prêt non remboursé à sa collaboratrice parlementaire ; moins original mais efficace quand même.

L’alternative à la Macronie que les médias nous présentent depuis plusieurs semaines est incarnée par l’agrégat de partis de gauche la NUPES, dont l’un de ses plus éminents représentants (et ancien candidat malheureux à la présidentielle) est sous le coup d’un enquête pour recel et détournement de fond publics : Fabien Roussel.

Et puis il y a les vieux de la vieille, les Républicains. Deux candidatures entachées ont été présentées : celle de Ian Boucard (1ère circonscription du territoire de Belfort) condamné pour avoir fabriqué et diffusé des faux tracts pendant sa campagne de 2017, et Julien Aubert (5ème circonscription du Vaucluse) condamné pour le licenciement de sa collaboratrice.

Ces condamnations pour des délits tout ce qu’il y a de plus conventionnels font pâle figure à côté de celle de Germain Gaiffe, condamné à trente ans de réclusion criminelle pour meurtre, mais qui a quand même brigué la 2ème circonscription du Vaucluse.

Enfin, il y a les candidats de la droite nationale : Bruno Bilde (RN) et Damien Rieu (Reconquête) ont été condamnés pour diffamation, Jérémie Piano (Reconquête) pour incitation à la haine, et Marine Le Pen (RN) et Wallerand de Saint-Just (RN) ont été mis en examen pour détournement de fonds publics.

Le monde d’après n’est décidemment pas glorieux.

Lu 286 fois Publié le jeudi, 16 juin 2022

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