A la loupe de la présidentielle : la santé dans tous ses états

Écrit par Aliénor Barrière
santé-dépenses-publiques santé-dépenses-publiques © Parentingupstream (Pixabay)

La crise sanitaire a révélé les faiblesses du système de santé français, paralysé par les normes, la bureaucratie et la centralisation. Quels remèdes les candidats à la présidentielle préconisent-ils ?

Emmanuel Macron propose « un renfort massif dans les déserts médicaux » et souhaite redonner « du temps de médecin » aux personnels de santé, en laissant certaines tâches administratives à du personnel paramédical.

Éric Zemmour veut « débureaucratiser l’hôpital » : « Outre la dette, qui atteint aujourd’hui 30 milliards d'euros, la bureaucratie et l’extrême centralisation des moindres décisions étouffent l’hôpital public, où, près de 34% des effectifs ne sont pas des soignants mais des agents administratifs, techniques ou de service (contre 22% en Allemagne) ». Il souhaite donc une organisation plus souple, fondée sur les pôles cliniques, avec de larges délégations de responsabilité.

Valérie Pécresse entend former et recruter 25 000 soignants supplémentaires, lancer un audit sur les investissements nécessaires, donner plus de liberté et de responsabilité aux médecins chefs de service sur les investissements et les recrutements et alléger drastiquement les contraintes bureaucratiques qui génèrent trop de coûts administratifs au détriment de soins ; de plus, les hôpitaux pourront choisir le statut plus souple de fondation. 

Marine Le Pen veut renforcer le personnel hospitalier, créer des urgences gériatriques et systématiser l’adossement aux urgences de cabinets médicaux libéraux. Elle entend "lever le carcan administratif mis en place par les ARS" en les supprimant. Elle souhaite également plafonner à 10% le nombre de postes administratifs à l'hôpital.

Jean-Luc Mélenchon propose un plan massif de recrutement de professionnels du soin et du médico-social : plus de 100 000 soignants. Il entende également revaloriser les revenus et titulariser les précaires. 

Pour Yannick Jadot, dans chaque région les moyens des hôpitaux publics devront être fixés selon la démographie, l’âge, la situation sanitaire ; dans chaque établissement l’organisation doit être décidée par les médecins ; il reviendrait sur la tarification à l’acte (comme Jean-Luc Mélenchon) et renforcerait les salaires et les effectifs. 

Anne Hidalgo veut recruter 25 000 infirmiers et aides-soignants, 5 000 logisticiens, techniciens et agents hospitaliers et former 15 000 médecins et 1500 sage-femmes par an. 

Alors que la pénurie de soignants inquiète 91% des Français, il existe justement des déjà formés et prêts à l’emploi : ceux qui ont été chassés pour ne pas avoir été vaccinés contre le Covid. 

Lu 165 fois Publié le mardi, 15 mars 2022

1 Commentaire

  • Lien vers le commentaire Chamot dimanche, 03 avril 2022 Posté par Chamot

    C'est quand même étonnant que personne ne s'offusque du coût exorbitant consacré aux depenses des tests pcr durant les 2 ans de cette pseudo pandémie (les vaccins tuent plus de personnes que le virus) !qui ont prouvé leur inefficacité. Personne, même pas vous pour le dénoncer.!

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