Le Comité économique et social européen : discret et inutile

cout-cese-comite-economique-et-social-europeen cout-cese-comite-economique-et-social-europeen © FREDERIC SIERAKOWSKI / ISOPIX

 Le Comité économique et social européen (CESE), créé en 1958, est un organe consultatif chargé d’assister le Parlement, le Conseil et la Commission européenne.

 

D’après ses statuts, le comité est un « lieu d’élaboration d’avis » ayant pour but d’assurer « la représentation des différentes composantes à caractère économique et social de la société civile organisée ». Comme le Conseil économique, social et environnemental qui sévit en France, il offre des subsides à des caciques de la vie publique, syndicale ou économique.

Il est présidé par Georges Dassis, un syndicaliste grec.

Le Comité compte 350 membres (dont 24 pour la France) nommés pour cinq ans renouvelables. L’effectif administratif du CESE est de quelque 665 personnes pour un budget non négligeable de 134 millions d’euros en 2017.

Les membres du Comité reçoivent une indemnité de présence de 290 euros. Mais, et c’est là que ça se complique, elle peut être augmentée de 50 % au maximum, lorsqu’un bénéficiaire convoqué à une ou plusieurs réunions, est obligé de passer la nuit à l’hôtel sur le lieu de réunion, à la fois avant la première réunion et après la dernière réunion…

Ou, dans le cas d’une mission en dehors de Bruxelles, lorsque le prix des hôtels sélectionnés pour l’hébergement des bénéficiaires est supérieur à 150 euros par nuit.

Les membres du CESE ont également droit à des indemnités de distance et de durée. En cas de déplacements entre le lieu de résidence du bénéficiaire et Bruxelles, celui-ci a droit à des indemnités correspondant à un aller-retour entre son lieu de résidence et Bruxelles chaque semaine de travail au Comité.

Sans oublier l’indemnité de durée qui correspond au temps imparti au déplacement.

Le CESE a remis en 2018 son dixième Prix de la Société Civile. Doté de 50 000 euros, il a récompensé cinq lauréats.

Le premier prix de 14 000 euros est allé aux Allemands de Tastes of Danube – Bread connects (Les saveurs du Danube – Le pain fait le lien), « un projet qui utilise la thématique du pain considéré comme un patrimoine culturel immatériel qui unit les Européens dans leur diversité ».

Les contribuables européens, quant à eux, n’ont pas fini de manger leur pain noir…

(Article extrait du " Livre noir des gaspillages 2019 ") 

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Lu 175 fois Publié le lundi, 06 mai 2019