Crack à la Villette : la mairie de Paris assignée

Écrit par Aliénor Barrière
Toxicomane Toxicomane rebcenter-moscow pour pixabay

C’en est trop. La gestion calamiteuse d’Anne Hidalgo concernant les toxicomanes du Nord-Est parisien est arrivée à un point de rupture. Sa gestion rappelle celle de l’Education nationale avec les mauvais profs : on déplace le problème. Les toxicos sont ainsi passés du parc d’Eole et de la place Stalingrad dans les 18e et 19e arrondissements à la porte de la Villette en Seine-Saint-Denis.

 

A bout, les habitants du quartier ont demandé aux autorités de déplacer « ce camp du crack et de la mort ».

Alors qu’il ne devait s’agir que d’une solution temporaire, leur quotidien depuis plus de huit mois est un véritable enfer : plus de 800 drogués zonent dans le square Forceval et la place Auguste-Baron, entrainant une insécurité croissante et de nombreuses agressions à l’arme blanche.

Une habitante du quartier dénonce à France Bleu : 

" Depuis huit mois, nous ne subissons que du mépris de la part des instances qui sont responsables de cette situation, à savoir la mairie et l’Etat, et la situation est devenue clairement invivable, les agressions se multiplient, deviennent de plus en plus violentes ".

Un autre décrit au micro de Valeurs actuelles :

" Des corps inanimés sur le sol, des corps meurtris jusqu'au sang et des plaies béantes, voire plusieurs victimes évacuées sur les civières recouvertes d'un drap blanc ; de la prostitution des toxicomanes dans les cages d'escaliers, les berges et les rues ; des viols sur la voie publique en plein jour, l'installation de squats dans les immeubles ". 

Comme à chaque fois que l’Etat faillit, les individus sont contraints d’organiser leur protection par eux-mêmes.

Pour se protéger, les riverains sont donc obligés de se barricader et de dépenser beaucoup d’argent pour s’équiper de caméras de surveillance et embaucher des gardiens.

Quant aux commerçants, ils embauchent de plus en plus de vigiles.

Certains vont même plus loin : l’association Villette Village regroupant une centaine d’habitants du quartier a ainsi saisi un avocat et engagé une procédure judiciaire à l’encontre de la marie de Paris et de la préfecture de police afin d’obtenir 100 000 euros au titre de préjudice moral.

Leur avocat, Gil Moser, a déposé un recours préalable pour demander l’annulation des deux arrêtés pris par le préfet le 24 septembre 2021 pour justifier le déplacement des toxicos.

Pour la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, la solution est toujours la même : « Il faut rehausser les moyens ».

Le Parisien en a pour son argent…

Lu 96 fois Publié le mardi, 07 juin 2022

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