Imprimer cette page

Le coup de gueule du Contribuable : allocution d’ouverture de la Grande Conférence sociale

J’ai écouté avec attention le discours de François Hollande lors de l’ouverture de la Grande Conférence sociale, qui se déroule au sein du CESE. 

 

Afin de déceler l’intérêt d’un discours, j’applique une méthode simple : je compte le nombre d’affirmations ou de propositions qui peuvent déclencher une contradiction. Plus le discours est engagé, plus il est orienté, et plus ce nombre est important. Dans le cas contraire, si le discours est consensuel, c’est que l’on a affaire à de la langue de bois.

J’avoue que là, le président de la République nous a administré une leçon magistrale d’enfumage : pas une proposition concrète et engagée susceptible de déclencher autre chose qu’un mol assentiment. Evidemment, que l’on doit redresser les comptes publics ! Bien sûr que l’emploi des jeunes, la formation, la valorisation du pouvoir d’achat ou la compétitivité des entreprises sont des priorités ! Qui pourrait décemment déclarer : « Je souhaite que le chômage augmente » ou « nos entreprises doivent devenir moins compétitives et perdre des parts de marché » ?

Avait-on besoin d’un discours aussi creux pour proposer encore et toujours de discuter avec ces fameux « partenaires sociaux », réunis dans le temple de la jacasserie inutile que symbolise le Conseil économique social et environnemental ? Les remèdes principaux sont connus, il faut baisser la dépense publique, et réduire les gaspillages, à commencer par supprimer les subventions aux organismes qui vivent du fromage de l’argent public. Ensuite il faut, par souci d’équité, que le régime de la fonction publique soit aligné sur celui des salariés du privé. Il convient enfin de rendre la fiscalité non confiscatoire et moins instable afin de redonner aux Français le goût d’entreprendre et de créer des richesses.

Ce n’est malheureusement pas les discours vides de propositions, comme souvent savent en prononcer les énarques qui vont sortir la France de la panade.

Benoîte Taffin
Porte-Parole de Contribuables Associés

Avec Contribuables Associés, luttez pour la réduction des dépenses publiques, car trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts, et contre les gaspillages scandaleux d'argent public !

Lu 69 fois Publié le mardi, 10 juillet 2012