Hausse de la taxe foncière : c’est encore pour les propriétaires

Écrit par Aliénor Barrière
taxe foncière taxe foncière Pexels pour Pixabay

Ennemis de la gauche, proies faciles de l’Etat, les propriétaires sont ceux qui trinquent au bout de la chaîne et payent les pots cassés des mesures clientélistes de l’Etat.

Prenez par exemple la taxe d’habitation. Tout le monde est bien content qu’Emmanuel Macron la supprime : quelle joie de recevoir un avis de taxe avec 0 euro !

Mais ce qui est beaucoup moins visible, ce sont les dotations que l’Etat fait aux collectivités locales pour compenser leur manque à gagner.

Car couper les vannes sans réorganiser l’emploi des deniers publics, cela ne sert pas à grand-chose, et les contribuables sont donc encore pourvoyeurs subrepticement indirectement des fonds apportés par l’Etat.

Non seulement cette mesure de pur clientélisme de façade n’a rien changé au fait que les Français payent, directement ou indirectement, une forme de taxe d’habitation, mais en plus certains d’entre eux doivent compenser plus que les autres ce manque à gagner, il s’agit des propriétaires.

L’immobilier coûtant très cher, acquérir un bien est le fruit de plusieurs années de travail, d’efforts et de beaucoup d’économies, non seulement pour avoir la satisfaction de détenir « son pré carré », mais également pour ne plus perdre de l’argent chaque mois dans une location.

Si bien que lorsqu’après des années à réunir l’apport nécessaire à un emprunt, puis les 25 années suivantes durant lesquelles ce dernier est remboursé, les propriétaires s’attendent légitimement à ne plus trop être sollicités financièrement pour leur habitation.

Que nenni ! Le bon sens populaire disait que « lorsque Dieu ferme une porte, ailleurs il ouvre une fenêtre », et bien c’est aussi ainsi que procèdent les pouvoirs publics.

La porte de la taxe d’habitation étant fermée, bientôt suivie par celle de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, la fenêtre de la taxe foncière se transforme carrément en baie vitrée grâce à une augmentation de près de 30% en dix ans.

Sur la seule année 2022, elle a déjà pris 3,5%, plombée par une nouvelle méthode de calcul de la taxe foncière basée sur l’évolution de l’indice du prix à la consommation.

Avec l’inflation galopante, forcément, ça fait boule de neige. Et le pouvoir d’achat des propriétaires suit le même chemin qu’un bonhomme de neige au printemps…

Lu 453 fois Publié le vendredi, 01 avril 2022

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