Coronavirus et plan de relance économique : déficits et hausses d'impôts à venir

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Dans une tribune au « Monde », l’économiste Pascal Salin critique les plans de relance de la Banque centrale européenne et du gouvernement français visant à amortir les conséquences de la pandémie de Covid-19.

 

Il fait une remarque de bon sens : la crise économique est une crise de l’offre et non de la demande.

Pour des raisons sanitaires, on empêche les gens de travailler : confinement des salariés et indépendants, fermeture des restaurants, spectacles, moyens de transport, etc.

Augmenter la demande en multipliant les crédits bancaires ou étatiques ne changera rien à cette situation. Cela ne fera que déformer la demande sans changer l’offre.

Ma conclusion d’ex-patron de PME :

L’activité ne repartira donc pas avant la fin de la crise sanitaire. Certes il faut que les entreprises ne soient pas mortes quand la crise sanitaire sera finie (dans 3 à 4 semaines ?). Mais la plupart des entreprises saines (et pas seulement les grandes) peuvent tenir d’ici là. Les tribunaux de commerce n’auront pas le temps de les liquider en masse.

Il leur faut généralement une période d’observation de plusieurs mois, et souvent plus d’un an, pour liquider une entreprise qui a des chances de repartir. Il suffit que les entreprises tiennent quelques semaines, ce qui sera facile à la plupart avec le chômage partiel et les reports de versement des charges fiscales et sociales.

Les autres milliards de la « relance » seront donc plus nuisibles qu’utiles :

ils donneront un pouvoir inutile à des fonctionnaires, favoriseront les entreprises bien vues de ces fonctionnaires et creuseront des déficits publics, ce qui obligera à des impôts supplémentaires qui nuiront à la croissance future.

Alain Mathieu, président de Contribuables Associés alain mathieu contribuables associes

Lu 991 fois Publié le lundi, 30 mars 2020