Trop de crédits d’impôt ?

Plus de 15 crédits d’impôt différents pour les entreprises. Et si on baissait suffisamment les impôts des entreprises pour rendre inutile le recours à tous ces crédits d’impôt ?

 

Les derniers projets de loi de finances prévoient le prolongement ou l’élargissement d’un certain nombre de crédits d’impôt. Rappelons que ceux-ci permettent en général aux entreprises de se faire rembourser un pourcentage de leurs dépenses dans certains domaines, par diminution de leur impôt ou remboursement si elles ne sont pas imposables. Et la liste des dépenses concernées est longue à faire pâlir une promotion de printemps de la Légion d’honneur. En effet, à côté du crédit d’impôt « recherche » bien connu et du crédit d’impôt pour la compétitivité et emploi nouvellement sorti, aussi appelé « CICE », se pressent au portillon les crédits d’impôt « apprentissage », « métiers d’art », « formation du chef d’entreprise », « famille », « adhésion à un groupement de prévention », « reproduction phonographique », « cinéma et audiovisuel », « production de films étrangers », « jeux vidéo », « prêt à taux zéro », « rachat d’une entreprise par ses salariés », « maître restaurateur », « prospection commerciale » et « souscription au capital des entreprises de presse ».

Autant dire que toute entreprise consciencieuse a intérêt de prendre des cours particuliers de crédit d’impôt si elle ne veut pas en rater un ou deux dans le tas. Pourquoi alors, plutôt que de multiplier tous ces crédits d’impôt, ne pas supprimer les impôts qui en sont la cause ? Ce serait tellement plus simple pour tout le monde. Mais il est vrai que le choc de simplification atteint d’autant moins l’impôt que l’Etat préfère s’en servir pour dire aux entreprises ce qu’elles doivent faire : Vous voulez payer moins d’impôt ? D’accord mais à condition que vous investissiez et dépensiez dans tel, tel et tel secteur. Et tant pis si ce n’est pas rentable, l’Etat sait mieux que vous ce qui est bon pour l’économie. N’est-ce pas ?

Lu 131 fois Publié le vendredi, 12 décembre 2014