lundi, 16 janvier 2017 15:56

Au Cap-Ferret, on met les paresseux à l’amende !

La mesure est entrée en vigueur début 2017 : les employés municipaux de Lège-Cap-Ferret (Gironde) voient désormais leur prime de fin d’année amputée de 50 euros par arrêt de travail non justifié.

 

Comme le souligne le journal Sud Ouest, le maire Michel Sammarcelli (divers droite) motive ce choix par « une montée en flèche de 10 % » de l’absentéisme depuis la suppression du jour de carence intervenue en janvier 2014, pour atteindre « une trentaine de salariés absents sur l’année ».

En instaurant cette mesure de bon sens, le maire est confronté à l’opposition musclée des syndicats de fonctionnaires. Face aux menaces de blocage, les contribuables doivent se faire entendre et soutenir cette démarche économe.

La démarche municipale de contrôle de l’argent public est nécessaire. En effet, le niveau des dépenses publiques dans cette commune touristique est gigantesque. Pour l’année 2015, la ville a reçu un 0/20 à notre Argus des communes pour son niveau élevé de dépenses publiques, en comparaison des communes de même strate. (Pour 2018, la note est de 8 sur 20)

La suppression du jour de carence a eu des des conséquences dramatiques sur l’absentéisme dans l’ensemble de la fonction publique. Dans la fonction publique territoriale, on a enregistré 72 arrêts maladies pour 100 agents employés en 2015 . Chaque jour, sur 100 agents, il y a plus de neuf absents.

L’absentéisme coûte une fortune aux contribuables.

Contribuables Associés se bat contre ce fléau. A l’initiative de notre association, le député LR des Bouches-du-Rhône, Dominique Tian, a déposé en novembre 2014 la proposition de loi n°2374 visant à instaurer trois jours de carence pour les agents de la fonction publique en arrêt maladie, comme c’est le cas pour les salariés du privé.

Lu 144 fois Dernière modification le jeudi, 05 mars 2020 15:15